Marché de nuit à Talangaï -Vendredi 18 juillet 2008
Vendredi 18 juillet 2008
TALANGAI - 19h30
Après avoir emprunté un chemin détourné, contourné M'Pila et passé 'Saint-Tropez", surmonté les ralentissements, nous nous arrêtons enfin sur le bord de la route, très passante et bruyante. Tout est encore ouvert autour. En face, une petite ruelle part entre deux échoppes et nous pénétrons alors dans ce marché en terre battue (plutôt propre) traditionnellement connu pour n'ouvrir que de nuit (jusqu'à 21h). En plein air, à la frâiche même, à la lumière des petits réchauds ou lampes à pétrole, un entrelas de tables plus ou moins basses sur lesquelles repose, au fond, un certain type de gibier, largement méconnu par la population expatriée. Entre foufou, coco (= herbe servant à préparer des sauces 'vertes'), canne à sucre et asperges locales (très spéciales !), des étals de viande fumée se vendent à la criée : singe (souvent entier), sanglier et antilope (débités) ou tortue, et certaines fois même, du crocodile. Impossible de prendre des photos malgré nos négociations. En nous promenant à travers ce marché bien spécial, nous découvrons également un coin à poissons frais, où "kongo a sika" (= "congo nouveau", poisson qu'on ne mangeait pas avant mais qui commence à être consommé), mâchoirons et magnifiques anguilles côtoient les fritures de bébés soles et autres poissons largement consommés au Congo. De temps à autres, ces derniers sautent de l'étal, créant une surprise générale, à la grande joie des enfants !
Nous sommes les seuls étrangers dans ce petit marché plutôt intimiste ; des enfants nous interpellent d'ailleurs, réclamant des photos, alors que les adultes nous observent d'un air plus circonspect, étonnés de nous voir passer. Les vendeuses, plutôt souriantes, nous mettent en garde cependant contre les vols à la tire, et nous nous prenons au jeu. Pas de malveillance ici, et c'est plutôt sur un air comique que Yves, Jasna et moi nous promenons à travers les odeurs et une lumière quasi-surréaliste où se détachent les ombres des vendeurs, mêlées à celles des passants. Fabien, venu nous rejoindre un peu plus tard, apréciera lui aussi cette ambiance nocturne et savourera la tranquilité ambiante.
Dernière surprise brazzavilloise donc, appréciée à sa juste valeur par l'ensemble du groupe.....

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